À propos

À propos

  • RN
  • mars 30, 2026
  • 5 minutes

Bio express

Photographe, vidéaste et formateur professionnel depuis 2001, je développe une pratique à la croisée des projets artistiques et des commandes, qu’il s’agisse de portraits, d’architecture, de reportages ou de travail en studio. J’ai fondé l’agence Picturimage en 2004 et j’anime régulièrement des formations où l’image devient un espace de rencontre entre technique, culture et regard.

Depuis plus de vingt ans, mon travail est relayé par des médias nationaux (RTBF, Le Soir…), exposé ou diffusé par des institutions culturelles majeures (Musée de la Photographie, Théâtre National, MARS – Théâtre du Manège, BAM Mons…) et s’inscrit dans des collaborations avec des commanditaires variés. Mes films documentaires ont, eux aussi, bénéficié d’une diffusion au-delà du cadre national.

Je m’intéresse également aux transformations en cours liées à l’intelligence artificielle. J’explore ces outils pour produire des images, des vidéos et du contenu sonore, mais aussi comme supports de réflexion et de préparation : structuration de projets, écriture, anticipation de prises de vue. Cette démarche reste attentive aux enjeux éthiques, écologiques, sociaux ainsi qu’aux questions de droits d’auteur.

Enfin, je continue à privilégier des formes de création légères et accessibles, notamment à travers les appareils photographiques et les smartphones, pour réaliser des films documentaires et des capsules en lien avec la terre et les ressources qu’elle nous offre.

Comment est conçu le contenu de ce blog ?

J’écris depuis un endroit précis. Celui de ma pratique.

Ce que je produis ici ne vient pas d’un cadre académique, ni d’une position d’expert au sens institutionnel du terme. Ce sont des prolongements directs de ce que je fais, de ce que j’expérimente, de ce que je tente de comprendre en travaillant avec des images, des outils et des personnes. Ce point de départ est volontairement assumé. Il ne cherche pas à se hisser au-dessus, mais à rester situé. Ce que je propose relève d’une réflexion ancrée, construite depuis le terrain.

Les articles que je publie naissent rarement d’un plan parfaitement structuré. Ils commencent souvent par des fragments. Une idée qui surgit pendant un tournage, une question posée en formation, une tension perçue dans un usage technique. J’écris ces éléments de manière brute, parfois désordonnée. Il s’agit d’un matériau initial, encore instable.

C’est ensuite qu’intervient une seconde phase, plus construite. J’utilise des outils d’intelligence artificielle pour m’aider à organiser, clarifier, reformuler. Non pas pour produire à ma place, mais pour mettre en forme ce qui est déjà là. L’intention reste la mienne. Les choix aussi. L’IA agit comme un opérateur de structuration, un outil de mise à distance qui permet de rendre le propos plus lisible. Elle ne remplace ni l’expérience, ni le regard, ni la responsabilité du contenu.

Ce fonctionnement hybride est important à expliciter. Il ne s’agit pas d’effacer l’outil, ni de le sacraliser. Il s’agit de l’intégrer dans un processus de travail, comme on le ferait avec une caméra, un logiciel de montage ou un dispositif pédagogique.

Les images qui accompagnent les articles s’inscrivent dans la même logique. Une grande partie d’entre elles est générée. J’ai exploré différents outils, avec leurs limites, leurs biais, leurs évolutions rapides. Ces images ne sont pas présentées comme des photographies au sens documentaire du terme. Elles sont des constructions visuelles, des supports de réflexion, parfois des prolongements d’idées difficiles à matérialiser autrement.

L’évolution technique de ces outils fait partie du sujet. Elle influence la manière dont on produit, dont on regarde, dont on interprète. Il me semble plus honnête de rendre cette dimension visible plutôt que de chercher à la masquer.

Ce que je construis ici ressemble moins à un média qu’à un espace de recherche. Un lieu où pratique artistique, transmission et expérimentation technique se rencontrent. Les textes ne sont pas des vérités stabilisées. Ce sont des propositions, des hypothèses, des tentatives de mise en forme d’expériences vécues.

Dans cette logique, les articles ne sont pas figés. Ils peuvent être corrigés, ajustés, précisés. Les retours, les remarques, les points soulevés par celles et ceux qui prennent le temps de lire ont une place réelle dans ce processus. Ils participent à affiner le propos, à déplacer certaines formulations, à ouvrir d’autres pistes.

Ce mouvement fait partie intégrante du travail. Rien ici n’est définitivement clos.